Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Qui raconte?


Fanny Borius, journaliste. Diplômée de l'IUT de journalisme de Bordeaux (2005-2007), aujourd'hui IJBA. 

Edito
Ma case départ

CV

Bienvenue !

Vous êtes sur le blog de Fanny Borius, "Voir et raconter ".

Il s'agit ici de regarder le monde et de le raconter. Raconter la richesse de ces hommes, de ces vies, de manière forcément subjective mais le plus honnêtement qui soit. 
Vous avez à votre choix plusieurs destinations, plusieurs formes de reportages, plusieurs points de vues actualisés au fil des jours. Pour des voyages proches ou lointains, peu importe. Le principe est le même : rendre compte de ce qui se passe autour de soi au détour de la rue ou de l'autre côté du globe. 
Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser des commentaires.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur l'
Edito et sur Ma case départ.

Archives

20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 10:52

Cet article fait partie du dossier sur la grève générale qui a secoué l'île (5 février - 14 mars 2009)




Patrick★, un béké, travaille au Conseil Général de la Martinique. Il a contribué à une partie des accords signé le 14 mars dernier, notamment ceux sur les prix. Il a accepté de donner son point de vue sur la situation locale .


- Est-ce qu'il y a un "avant" et un "après" grève générale ? 

- Ce qui vient de se passer en Martinique ne va pas entraîner de changement profond. Tout le monde dénonce une vie trop chère, des écarts trop grand entre ceux qui détiennent les grandes enseignes et les autres qui n'ont que les miettes, mais personne ne donne de solutions à long terme pour s'en sortir.
Pour ma part, je pense qu'il faudrait une autonomie forte. Or ici, ce n'est pas comme en Guadeloupe. Là-bas, les indépendantistes sont au pouvoir. Les syndicats ont un réel poids et un vrai désir d'insurrection. Mais en Martinique, les syndicats sont beaucoup plus discrets. Ils ont agi ces dernières semaines par effet de mimétisme avec la Guadeloupe. Mais leur mouvement n'a rien changé en profondeur. 



- Qu'est-ce qu'il faut changer ?

- Il faut commencer par militer pour la suppression de la prime de 40% pour les métropolitains qui viennent travailler en Martinique. Cela creuse l'écart entre ceux qui ont de l'argent et ceux qui en ont beaucoup moins et ça participe du déséquilibre. 


- Comment ?

-  En créant un système inflationniste fort. Cela renchérit les coûts : la voiture, l'alimentaire..., tout ! Et puis il y a aussi l'envie de ressembler à l'autre. Je vois mon voisin avec un superbe 4x4 alors je veux le même.
Et puis il faut se rendre compte de l'écart entre le public et le privé.
En métropole, l'écart est de 1,08%. En Martinique, il est de 1,70%. Cela créé une société à deux vitesses. Les personnes survivent grâce aux allocations et au marché parallèle.  


- Et le rôle des élus dans tout ça ?

- Rien n'est fait. Il n'y a aucune volonté politique et la droite est inexistante.
Les États Généraux commencent dès le 15 avril en Martinique mais à quoi servent-ils ? Tout a déjà été dit, ce qu'il faut c'est agir.





Les États-Généraux de l'Outre-Mer (EGOM) sont officiellement lancés ce 22 avril 2009 à Paris sans les syndicats. Le LKP en Guadeloupe tout comme le collectif du 5 février en Martinique ont en effet annoncé au début du mois leur refus de participer au EGOM
Nicolas Sarkozy doit se rendre dans les prochaines semaines aux Antilles pour évaluer l'avancée des débats. Le gouvernement a déjà décidé de prolonger ces Etats-Généraux - qui devaient initialement prendre fin en mai- jusqu'à la fin du mois de juillet 2009. 

Pour participer aux débats, sur internet, ou en vous déplaçant dans les ateliers, toutes les informations sur le site des États-Généraux de l'Outre-Mer



  
★ Le prénom a été modifié










 

Partager cet article

Repost 0
Published by Fanny - dans Au coeur de l'actu
commenter cet article

commentaires

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -