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Qui raconte?


Fanny Borius, journaliste. Diplômée de l'IUT de journalisme de Bordeaux (2005-2007), aujourd'hui IJBA. 

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Vous êtes sur le blog de Fanny Borius, "Voir et raconter ".

Il s'agit ici de regarder le monde et de le raconter. Raconter la richesse de ces hommes, de ces vies, de manière forcément subjective mais le plus honnêtement qui soit. 
Vous avez à votre choix plusieurs destinations, plusieurs formes de reportages, plusieurs points de vues actualisés au fil des jours. Pour des voyages proches ou lointains, peu importe. Le principe est le même : rendre compte de ce qui se passe autour de soi au détour de la rue ou de l'autre côté du globe. 
Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser des commentaires.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur l'
Edito et sur Ma case départ.

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 10:44

 
Pas la peine d'être fan de graffiti pour se rendre à cette expo ( à la Fondation Cartier jusqu'au 29 novembre). Elle explique tout dès le point de départ de cet art : les années 70 dans les rues de New York.


Les "writers", de vrais artistes 

Avant de descendre au sous-sol, faîtes le tour extérieur du bâtiment. Une dizaine d'artistes, parmi les plus influents du graffiti, ont eu carte blanche pour créer une oeuvre originale. Ils s'expriment dans le jardin de la Fondation Cartier mais aussi dans la pièce de gauche en entrant dans le bâtiment. Une autre oeuvre passerait presque inaperçue et pourtant ! Un de ces artistes a "peint" tout le plafond de l'entrée à l'aide d'un briquet Bic. Une sacrée performance.  

Vous pouvez maintenant descendre l'escalier, direction la salle sombre de l'expo. Le matériel du parfait graffeur américain y est exposé, des esquisses de graffs au papier, des graffs. Des coupures de presse sur la répression de cet art nouveau sont passées en revue. Les "writers" P.H.A.S.E.2 - Joe 182 - Taki 183- Julio 204- Riff... s'expriment dans de courtes vidéos sur leur histoire avec le graffiti : un genre crée par des gamins de 15 ans dans les années 1970, pour exprimer leur révolte de la société au sein de laquelle ils ne trouvent pas leur place. 
Pour trouver leur nom d'artiste, c'est simple : leur prénom et le numéro de la rue dans laquelle ils habitent.  

Mais le plus intéressant dans cette expo, ce sont les films et courts-métrages projetés au rez-de-chaussée. Le documentaire "Murs murs" d'Agnès Varda (avec Juliet Berto) portraitise la ville de Los Angeles en 1981, au moment où les graffs ou peintures murales envahissent les murs de la ville dans un souci esthétique.  
Si vous tombez la bonne journée, vous verrez aussi un incroyable documentaire brésilien : "Pixo" de Joao Wainer et Roberto T. Oliveira. Il suit de l'intérieur les pixadores (nom donné aux graffeurs brésiliens de Sao Paulo) qui s'emparent de la ville par des "pixaçaos" (graffs) sur les murs de la ville dans les années 60 pour protester contre la dictature. Deux films de plus d'une heure époustouflants.


Les Nuits Nomades de la Fondation Cartier

Les nuits Nomades commençaient officiellement le 9 juillet dernier. Le matin même, on se décide avec des amis à y aller. Mais il ne reste plus qu'une place à la centrale de réservation ! Nous venons quand même à 20h au cas où. On glane une première place grâce à une personne qui devait être accompagnée et qui ne l'est finalement plus. Et une deuxième en attendant que passe toute la file de gens qui ont eu le temps de réserver. Il y a heureusement quelques désistements, ouf ! La projection n'était ouverte qu'à une centaine de personnes et les places sont chères !
Cette projection, c'est celle de Charlie Ahearn avec "Wild Style", film considéré comme fondateur de la culture hip-hop. Tourné en 1982, dans le Bronx, il met en scène le graffeur Lee dans le rôle de "Zoro". Ce film montre que le rap, le hip-hop et le graffiti sont définitivement mêlés.
Prochaines nuits nomades : les 16 et 17 juillet à 19h et le 19 juillet à 11h et 15h. Visites guidées inédites dans les rues de Paris où le graffiti a envahi les endroits les plus insolites de la ville.   

Il est temps de quitter la Fondation. Prenez le temps d'apprécier le mur d'expression libre, en face du bâtiment. Où le graffiti reprend ses droits dans la rue ... où il aurait finalement dû rester...
C'est à vous ! 



Photo haut : affiche de l'exposition
Photo bas : graffiti dans les rues de Los Angeles 




Exposition "Né dans la rue - Graffiti"
Du 7 juillet au 29 novembre 2009
Fondation Cartier
261, boulevard Raspail, Paris 14ème, métro Raspail
Tél: 01 42 18 56 50
Ouvert tous les jours sauf le lundi de 11h à 20h
Nocturne le mardi jusqu'à 22h
Droit d'entrée 6,50 euros, tarif réduit 4,50 euros
Accès libre pour les moins de 18 ans le mercredi de 14h à 18h

 

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Published by Fanny - dans C'est extra !
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