C'est indéniable, en Martinique, la vie est plus chère qu'en métropole. Un élément le reflète bien : le métropolitain qui vient
travailler sur l'île dans le secteur public touche une prime de vie chère de 40%. Ce n'est pas le cas évidemment du travailleur martiniquais qui, lui, doit se contenter très souvent du
SMIC.
Cette vie trop chère a été un des points phares de la contestation des mois de février et mars dernier en Martinique.
Témoignage de Ludovic★, martiniquais :
" J'ai participé aux manifestations de février et mars dans la ville du Marin où j'habite
(sud-est de la Martinique). J'ai même été une fois à Fort-de-France. Il fallait qu'on se fasse entendre. Moi ça va, je m'en sors bien. Avant, je travaillais dans les hôtels, chez
Pierre&Vacances, j'étais payé 800-900 euros. Mais depuis 4 ans, je me suis mis à mon compte. Je tiens une boîte à pizza. Je suis le patron et c'est bien comme ça. Le commerce marche bien.
Depuis, je vis décemment. En ce moment, je construis une maison mais je suis un des rares à le faire. J'ai eu le terrain par héritage de mes grands-parents et je fais tout moi-même. J'ai fait
faire des devis pour du béton, la charpente ... mais les sommes demandées sont astronomiques. Ce sont les békés qui tiennent les sociétés de matériaux et ils en profitent. Alors j'ai décidé de
tout faire tout seul. Je travaille surtout le week-end. Mais c'est vrai que pour tout le monde, c'est dur. On profite de nous. J'espère que les accords seront bien respectés mais tous ici, on en
doute. "
Les conséquences de la grève générale : " le prix BC-Ba " 2 tableaux comparatif à venir : les prix avant le 14 avril et les prix après le 14 avril sur 7 produits de
première nécessité
Les prix pratiqués en Martinique et ceux pratiqués en métropole sur ces 7 produits.